Nos lien sont en mode “économie d’effort”. Et si on re-musclait tout ça en 9 points ?
Bonjour toi,
Petite brève du jour : on vit une époque où la relation humaine ressemble de plus en plus à un produit low effort. On “reste en contact” comme on scrolle: vite fait mal fait, souvent, sans s’arrêter. On réagit, on envoie un emoji, on lâche un “mdr”, un “100%”, on promet un “on se capte bientôt”, et on s’endort avec l’impression d’avoir été social.
Pendant ce temps, on passe en moyenne 6h38 par jour en ligne…et la solitude, elle, ne fait pas semblant: une étude européenne estime que 57% des 18–35 ans se sentent modérément ou sévèrement seuls. Dans la France de Macron, 12% des personnes seraient en isolement relationnel (c’est à dire sans réseau de sociabilité).
Sincèrement, ce n’est pas qu‘un “petit malaise de génération”, ni une trend malaisante, il me semble c’est un profond changement de texture sociale.
Et quand on commence à parler, noir sur blanc, d’un bail d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de septembre 2026, ce n’est pas parce que les adultes sont devenus soudainement sages, raisonnés, éclairés. Mais plutôt parce qu’on sent collectivement qu’on a bricolé un monde où le lien est partout…et surtout nulle part, sauf là où il nourrit.
Et je te dis ça sans posture de donneuse de leçons, puisqu’on est tous dedans. Moi aussi, je “traîne” parfois un mail, une réponse, moi aussi j’ai déjà “laissé passer”. Moi aussi, j’ai déjà préféré le confort du flou à l’inconfort d’une phrase claire. La différence, ce n’est pas d’être au-dessus, ça on s’en fout, la vraie différence c’est de devenir conscient(e) de ce que ça fabrique, de ce que ça bousille, de ce que ça nous fait ressentir.
Parce que voilà la vérité (un peu provoc, mais libératrice): une relation n’a pas de mémoire morale, son truc a elle, c’est une mémoire comportementale.
Puisque le lien ne se nourrit pas de bonnes intentions, mais il se nourrit de micro-actes.
Et ce que tu répètes (même en mode automatique) devient le contrat de relation. Puis, ce que tu tolères devient la norme, ce que tu évites devient un mur et ce que tu ne répares pas devient une distance.
Et c’est là que ça devient passionnant ! Car il me semble que toute relation peut être/devenir un laboratoire. Couple, amitié, famille, travail, dating, même mécanique ma foi, mais des fluides et des costumes différents.
Dis moi tout : tu veux un amour stable, sérieux, nourrissant ? Alors regarde (regarde un peu…) comment tu entretiens tes amitiés.
Tu veux une famille apaisée? Go regarder comment tu poses tes limites au boulot (par exemple).
Tout circule et tout s’apprend.
Alors cette lettre du dimanche, c’est une lettre-manifeste, un “remontons le niveau” sans devenir aigris non plus. L’objectif n’est pas d’exiger plus, zéro truc muche de performance, l’objectif est de faire un peu mieux, plus simple, plus vrai, plus vivant.
Pour ce faire, je te propose 9 compétences relationnelles à muscler en 2026 (et pas besoin d’être un go muscu pour pratiquer). Lis-les comme des clés, des petites pistes, et si une phrase te pique… garde-la dans un coin de ta tête. C’est peut-être celle-là qui te servira le plus.
Sans transition :
1) La proactivité : arrêter de subir la météo des gens
On le sait, le lien ne meurt pas d’un drame, mais il entre en décomposition d’un truc beaucoup plus sournois: “plus tard”.“Je te réponds demain” devient “j’ai oublié”. “On se capte” devient “qui vivra verra”. Et on finit par se revoir six mois plus tard, en se disant “c’est fou comme le temps passe vite”… comme si le temps était le coupable. Foutaises :)
Question qui remet le volant dans tes mains: qui, dans ta vie, existe parce que tu nourris le lien… et qui existe parce que l’autre le nourrit aussi ?
Ce n’est pas pour “faire les comptes” hein, c’est pour sortir de l’auto-enfumage ou du déni.
Outil simple: un geste proactif par semaine, un seul, mais un vrai.
Pas “ça va ?” (ça, c’est une salutation molle déguisée), mais plutôt: “j’ai pensé à toi en voyant X.” / “Tu en es où, là, dedans ?” / “J’ai 30 minutes jeudi, ça me ferait plaisir qu’on les partage ensemble.”
Ce n’est pas grandiloquent, c’est à la portée de tous, c’est répétitif. Cerise sur le pancake : c’est ça qui crée la fiabilité.
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