Peu de gens vont vraiment bien et certains vont mal. Tout fonctionne à peu près, tout s’optimise, tout se tient (tant que ça tient) et pourtant quelque chose s’éteint. Et si ce malaise diffus était le symptôme d’une époque ? Une époque qui confond confort, maturité, résignation et sagesse. Et si nous vivions, sans le savoir, en médiocratie ?
Et si le gouvernement annonçait : “90 jours sans apps de rencontre, pour la santé mentale et sociale” ? Le temps d’observer ce que le système fait aux gens et ce que les gens récupèrent sans lui. Référendum : tu votes oui ou non ?
On a toutes les raisons du monde de se raconter une belle histoire. Mais à quel prix ? Repérons aujourd'hui quand le récit remplace le réel : ce que ton corps dit, ce que les actes répètent, ce que le système impose. Pour sortir du brouillard et choisir en conscience.
Nos lien sont en mode “économie d’effort”. Et si on re-musclait tout ça en 9 points ?
Tu veux “mieux aimer”, mais ton feed te sert 12 injonctions contradictoires avant ton café ? “Communique”, “sois détaché.e”, “pose tes limites.” “sois indulgent et tolérant” “fuis les red flags,” “guéris ton enfant intérieur,”...Et toi, au milieu, tu fais quoi ? Tu te juges, tu sur-analyses, ou tu te désensibilises...qui dit mieux?
On croit que les hommes ne savent pas rester seuls, qu’ils enchaînent les histoires comme on s'enfile des pop corns au cinoche (pour nombre d'entre eux : c'est bien vrai). Mais une révolution silencieuse est en cours : certains hommes choisissent le célibat, par lucidité. Une rupture du système, une réécriture des règles du "je".
Il y a ces relations qu’on choisit en conscience, puis il y a celles qu’on subit en les appelant « destin ». Si tu lis ceci, c’est peut-être que tu sais déjà que quelque chose cloche. Alors viens, on regarde ensemble ce que tu refuses peut-être encore de regarder en face.
Ou comment le système et notre indigence culturelle a fini par atomiser nos liens. Faut pas s'étonner. (Lettre écrite sous l’influence conjuguée de la caféine, du syndrome prémenstruel et d’une lucidité un peu trop aiguisée).
On a les stats de ceux qui divorcent, mais pas de ceux qui restent, par représentation, habitude, pour l'argent ou peur du vide. Et si le vrai drame moderne c'était la résignation ? Rester ensemble par "peur de", n’est-ce pas la plus grande des solitudes ?
Trop polis, trop calibrés, trop de faux-semblants : on sourit, on encaisse, "c'est pas si grave", alors on ne dit rien, incapables de dire les termes. Et si l’assertivité devenait ton super-pouvoir pour respirer, exister (pour de vrai), être toi-même partout où tu vas...et créer des relations vraies, sans hypocrisie ?
Entre potes de façade, collègues qu’on promeut “amis” par défaut et vieux copains d’enfance jamais mis à jour… il y a un fossé. Tu veux des liens solides ou juste des notifications WhatsApp ?
Cash pistache : oui, et mille fois oui. Mais pas avec trois quotes Instagram et un programme en promo à 39,99 € sur la confiance en soi. Ça demande un peu plus qu’un panier validé à minuit, tu vois ?
Aujourd’hui, on charge le couple de tellement d’attentes, amour parfait, soutien infaillible, ascenseur personnel, qu’on oublie parfois qu’il n’est qu’un lien humain parmi d’autres. Pourquoi cette quête de la perfection fait tanguer nos relations et comment retrouver un équilibre plus juste, plus vrai?
Si t’as besoin d’un GPS pour savoir qui tu es et où tu vas…cette lettre est pour toi.